
«Je vois l’héritage comme une matière vivante»
Qu’est-ce qui vous a conduit à explorer l’intelligence artificielle comme médium artistique après une formation en architecture ?
L’architecture m’a appris à penser en systèmes, en rythmes, en proportions et en structures. Pourtant, j’ai toujours ressenti que la création pouvait aller au-delà de la matière. Lorsque j’ai découvert le monde de l’IA générative, j’ai eu l’impression d’entrer dans un nouvel espace : un espace qui n’est fait ni de pierre ni d’acier, mais d’imagination pure.
Un territoire où la créativité ne connaît plus de limites. Ce médium ©m’a permis de comprendre comment la forme, le motif et l’émotion peuvent émerger d’un dialogue entre l’humain et la machine.
Comment choisissez-vous les éléments culturels que vous transformez ?
Je suis attiré par les éléments porteurs de mémoire émotionnelle et d’identité collective : les motifs complexes des tapis persans, les architectures anciennes qui structuraient autrefois la vie quotidienne dans mon pays.
Je les laisse évoluer. Je les laisse évoluer dans l’univers de l’IA générative, où ils se transforment et s’harmonisent avec le monde contemporain comme si la tradition elle-même rêvait de son propre avenir.
@mohammadseymari




