
Pour sa quatrième édition, le Prix du design de l’Institut du monde arabe distingue six lauréats aux pratiques et aux horizons multiples. Architecture, mobilier, textile, artisanat : six projets qui racontent surtout une création capable de puiser dans ses racines sans s’y enfermer.
Pour sa quatrième édition, le Prix du design de l’Institut du monde arabe dessine une cartographie particulièrement vivante de la création dans le monde arabe. Derrière la diversité des disciplines, une même volonté : partir de techniques, de ressources ou de récits locaux pour inventer des formes nouvelles.
Bois de palmier, fibres végétales, terre crue, broderie ou poterie deviennent ainsi des terrains d’expérimentation.
À AlUla, le paysage inspire le mobilier ; à Tiznit, l’architecture vernaculaire nourrit un projet tourné vers les usages d’aujourd’hui. Ici, la tradition n’est ni décor ni nostalgie : elle sert de point de départ.
Prix du public Areen Hassan,
Weaving the Land Back
L’artiste textile palestinienne revisite la broderie traditionnelle dans une installation consacrée à la mémoire, au déplacement et à la continuité culturelle.
Prix de l’impact Foukhar Studio, Foukhar Beit Chabeb
Christopher Ghoussoub réactive la tradition potière de Beit Chabeb, au Liban, et la transmet à une nouvelle génération.
Prix du jury
Sahel Alhiyari
L’architecte jordanien est récompensé pour une pratique qui croise architecture, arts visuels et recherche sur les formes.
Talent émergent
Aseel Alamoudi, Playformation
La designer saoudienne transforme les courbes minérales d’AlUla en assises ludiques, quelque part entre mobilier et paysage.
Artisanat contemporain
Altin, Our AlUla Trilogy
Yasmine et Mehdi imaginent trois pièces sculpturales en bois de palmier et fibres végétales, à la rencontre de l’artisanat tunisien et du paysage d’AlUla.
Grand Prix
Studio Salima Naji
Tiznit Living
Heritage Centre
Engagée depuis près de vingt ans dans la préservation du patrimoine oasien, Salima Naji développe une architecture fondée sur la terre, la pierre et les matériaux biosourcés. À Tiznit, son Living Heritage Centre réactive les techniques vernaculaires pour répondre à des usages actuels.
Lieu de transmission autant que d’usage, le projet associe architecture, ressources locales et mémoire du territoire. Une approche qui résume bien cette édition : hériter, non pour reproduire, mais pour continuer à créer.








