
Chez Lelièvre Paris, banquette sur pieds sculptés et rideau de velours.
À Paris, meubles et luminaires prennent de l’épaisseur. Courbes généreuses, surfaces accidentées, suspensions presque organiques : les objets s’affranchissent des silhouettes sages et revendiquent une présence très physique.
Les formes s’épaississent, se plient, s’enroulent. Un guéridon semble modelé à la main, une assise repose sur des pieds massifs, presque disproportionnés, une sculpture murale déborde de son cadre. Ce goût pour la troisième dimension change la perception du mobilier : l’objet ne se contente plus d’occuper l’espace, il en modifie les proportions.
Même liberté côté lumière. Verre, textile, métal ou rotin dessinent des suspensions qui prennent possession du plafond, projettent leurs ombres et animent les murs. Plus qu’un simple éclairage, elles deviennent des présences graphiques, parfois spectaculaires, qui structurent la pièce jusque lorsqu’elles sont éteintes.






