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Vie de palace chez Si Saïd

By septembre 1, 2008décembre 24th, 2021No Comments

« Bienvenue chez vous ! » Telle pourrait être la devise de ce palais du XVIIIe siècle où l’on se sent chez soi dès que l’on a poussé la porte. Alors qu’il offre les services d’un palace, le riad Angsana Si Saïd n’a rien de guindé. Chargé d’histoire puisque c’était la maison des concubines de Saïd B. Moussa, ministre de la guerre sous la régence de son frère Ba Hmad, le riad, situé à 5 minutes du palais Bahia, conserve le charme et l’authenticité des maisons traditionnelles. Et parce qu’il appartient au groupe hôtelier singapourien Banyan Tree et fait partie de la collection Angsana Riads composée de 6 maisons d’hôtes, il se distingue par sa touche asiatique. Une parenthèse hors du temps. Une luxueuse retraite à a fois familière et exotique.

Stylisme Caroline GABRIELLI
Photos Mustapha ROMLI

 

 

A l’ombre de la fontaine

Le client étant roi, il peut prendre ses repas à n’importe quel endroit du riad : sur la terrasse, dans sa chambre, au bord de la piscine. Ici, la table a été dressée près de la fontaine et du murmure de l’eau qui coule.

 

Ouvert en décembre 2007, le riad a été soigneusement restauré dans la plus pure tradition et tout est d’origine : que ce soit les zelliges, le stuc, le bois peint, le fer forgé. La fontaine, adossée à un mur du patio, richement décorée de zelliges et de plâtre sculpté ne faillit pas à la règle. Le sol est composé de dalles de marbre blanc et gris rehaussées de bandes de carreaux aux motifs géométriques polychromes. Sur une simple table en bois, tout est prêt pour déguster un succulent repas : sets de table en taffetas uni, vaisselle blanche épurée, couverts en argent, chandeliers en cuivre. « La thaïlandaise touch » se retrouve dans la couleur des rideaux : cet orangé qui fait penser aux robes des moines bouddhistes.

 

Sous le regard du dromadaire

Ici, le dromadaire en cuir ébène veille. Il fait partie des meubles pourrait-on dire, puisqu’il était déjà là quand le groupe hôtelier Bayan Tree a acheté le riad.

 

Il veille sur le patio, espace central de la maison autour duquel s’ordonnancent chambres et salons. Le riad Si Saïd dispose de deux patios car il est le fruit de la réunion de deux maisons. Ici, tout n’est que calme et sérénité. Un salon en bois invite à la méditation ou à la rêverie. On est à peine dérangé par le ballet fluide et discret du personnel de la maison toujours à l’affût de nos moindres désirs. Un corridor, espèce de ruelle privative à ciel ouvert permet l’accès à la maison. Il est bordé de canapés sommaires et d’une enfilade de tapis. Au mur, on retrouve les oeuvres de Gregory Burns. Dans le deuxième patio a été construit un bassin-piscine de 3 mètres sur 4, concession à la modernité et oasis de fraîcheur.

 

Ambiance monacale

Le riad est composé de sept chambres dont deux suites décorées dans des styles différents. Seul dénominateur commun : la simplicité

 

Les chambres sont simples et luxueuses à la fois. On a voulu y ressusciter un art de vivre oriental dans un cadre conciliant tradition et confort. La décoration est typiquement marocaine : têtes de lits en bois sculpté par les artisans de la médina, dessus de lit en sabra, lampes en tadelakt, porte encens richement travaillés, … Les noms des chambres évoquent Marrakech et ses différents quartiers : Bahia, Mellah, Majorelle, Palmeraie, Guéliz, Hivernage. Chaque chambre dispose d’une cheminée. Et en guise de bienvenue, un plateau composé d’une citronnade agrémentée d’une feuille de menthe et d’un assortiment de dattes fourrées attend les visiteurs. Une petite attention digne d’un grand hôtel.

 

Accord parfait

Les salles de bain sont différentes d’une chambre à l’autre, mais elles ont toutes été construites avec les mêmes matériaux (tadelakt et zelliges) dans un souci d’harmonie.

 

Ici, trône un fauteuil syrien en bois et nacre. Au-dessus de la vasque en cuivre, un miroir en os de chameau et métal. Seules les appliques ne sont pas d’époque. Les serviettes arborent l’emblème d’Angsana, un grand arbre de la forêt tropicale remarquable par son sommet doré, ses fleurs odorantes qui éclosent contre toute attente pour une journée seulement, puis se ferment, puis éclosent à nouveau soudainement. L’Angsana nous apprend ainsi à vivre notre vie spontanément, à profiter du moment présent et à savourer le temps qui passe inexorablement. Dans le petit hammam qui existait déjà au temps des concubines ont été rassemblés des produits de soins orientaux : pierres ponces, roses séchées, cannelle, camomille, verveine séchée, cardamome,…

 

Quand le temps suspend son vol

Comme tous les riads Angsana, le riad Si Saïd dispose d’un spa qui propose des thérapies thaïlandaises ainsi que d’un hammam pour les soins orientaux. Un lieu idéal pour oublier le stress de la vie quotidienne.

 

Vous serez confiés aux mains expertes de Thaïlandaises qui ont été formées à la Banyan Tree Spa Academy du groupe basée en Thaïlande pendant au moins un an. Les soins sont prodigués dans les anciennes chambres du riad reconverties en salles de massage ou quand la température est clémente, dans des tentes sur la terrasse décorées dans la plus pure tradition asiatique. Sur la terrasse se trouve également un imposant jacuzzi pour des moments de détente à l’abri des regards. On peut y accéder par un ascenseur, prestation digne d’un 5 étoiles. L’Angsana Spa met l’accent sur l’utilisation d’ingrédients naturels comme les fleurs, fruits, herbes, épices et plantes. Il utilise également l’art antique de l’aromathérapie, un sens du toucher thérapeutique et des techniques Orientales comme Occidentales ayant pour but de rafraîchir, revigorer et rajeunir le corps et l’esprit. Certains onguents s’inspirent des traditions orientale et asiatique telles que le savon noir à l’huile de palme à l’odeur agréable et aux propriétés hydratantes.

 

Cuisine fusion

La cuisine est une pièce à vivre elle aussi rénovée dans les règles de l’art où se côtoient deux patrimoines culinaires.

 

Murs en zelliges, grande table en bejmat et fer forgé, théières de toutes les tailles, panières à pain en osier, plats à tagine, pas de doute, nous nous trouvons bien dans une cuisine marocaine. Mais contrairement aux habitudes, c’est une pièce centrale qui n’a pas été reléguée au fin fond de la maison, un lieu de rencontre d’où s’échappent des odeurs aussi alléchantes que celles du pain chaud ou des poivrons grillés. On peut y prendre un thé à la menthe en discutant avec la Dada qui confectionne les repas marocains ou le chef thaïlandais chargé de faire découvrir la gastronomie de son pays. Au menu : tagines, couscous, salades et pâtisseries marocaines mais aussi salade de boeuf thaï, poulet au curry vert, soupe à la noix de coco et poulet, …Un mélange subtil de saveurs et d’odeurs.