
Réinventer l’artisanat marocain dans un langage plus contemporain.
Qu’est-ce qui inspire l’évolution de votre langage créatif ?
Pour moi, la création artisanale marocaine ne doit pas se limiter aux objets que l’on connaît déjà. Mon travail est né de l’envie de faire dialoguer une maalma de passementerie et un maalem potier au sein d’un même objet.
Ainsi, la tersanne, la sfifa ou laâkada, traditionnellement liées au vêtement marocain, trouvent aujourd’hui une nouvelle expression à travers des vases, meubles ou objets du quotidien.
Que représentent les détails textiles et ornementaux dans votre manière de raconter la matière ?
Aujourd’hui on parle beaucoup d’artisanat mais pas de sa perte. Les boutons marocains ou laakades que j’essaye de développer font déjà partie de notre héritage dans une panoplie de couleurs et de formes c’est juste que les maalemates de aakades qui maîtrisent ces techniques sont de plus en plus rares. Pour moi c’est une manière de continuer à contempler et se remémorer le travail du « bon vieux temps » d’insister sur sa qualité et son esthétique.
@lakynza



