
Des formes qui s’espacent, une palette resserrée, davantage de lumière : avec Factory of Hope, Meriam Benkirane laisse respirer sa peinture. Présentée à La Galerie 38 Marrakech du 23 octobre au 28 novembre 2026, cette nouvelle série marque une inflexion dans le travail de l’artiste casablancaise, dont les compositions explorent les relations entre l’humain, la ville et la technologie.
À l’origine de l’exposition, une question : comment retrouver de l’espoir lorsque l’accélération du quotidien, la saturation des informations et les crises rendent l’avenir difficile à imaginer ? Meriam Benkirane aborde cette interrogation par la peinture, en donnant plus de place au silence, à l’intuition et à la contemplation. Ses structures restent présentes, mais les éléments se desserrent et la lumière modèle les volumes.
Ce changement se joue aussi dans l’atelier. Longtemps accompagnée par les outils numériques et la modélisation, l’artiste prend ici ses distances avec la précision de l’écran. Le dessin retrouve le contact direct avec la toile. La peinture à l’huile impose ses temps d’attente, ses couches successives et ses superpositions, tout en gardant la trace des hésitations de la main.
Meriam Benkirane envisage ses compositions comme des « paysages cognitifs ». Nourris par les systèmes que nous construisons, ils cherchent un équilibre entre le mécanique et l’organique, entre ce qui structure nos vies et ce qui relève du sensible. Cette troisième exposition personnelle avec La Galerie 38, après deux rendez-vous à Casablanca, propose ainsi une lecture plus intime de ses recherches sur l’espace et les interactions entre les formes.
Le vernissage aura lieu vendredi 23 octobre à partir de 19 h, dans le cadre du parcours AMY – Art Meets You. La veille, jeudi 22 octobre à 19 h, l’artiste participera au talk L’Atelier Ouvert, au Musée des Confluences Dar el Bacha, consacré au cheminement d’une œuvre, de sa création à son acquisition.







