
Avec la série Lusitana, Soldita transforme la soudure en geste narratif. Une collection en métal qui puise dans la mémoire portugaise pour façonner des pièces “parfaitement imparfaites”, entre artisanat brut et identité contemporaine.
À l’image du tatouage ou de la scarification, qui utilisent le corps comme surface d’inscription culturelle, la série Lusitana s’ancre dans la mémoire matérielle du Portugal. Ici, le métal devient peau. La soudure, écriture.

À travers cette collection, le designer revendique une approche instinctive et expressive : « Je voulais simuler ce que font les tatoueurs en dessinant sur une pièce de mobilier, en la rendant narrative et durable. Et en même temps offrir une approche nouvelle et fraîche d’une technique intemporelle comme la soudure. »
Le nom lui-même résume cette intention. Soldita naît de la fusion de deux mots portugais — Solda (soudure) et Bonita(belle) — comme un manifeste. Une beauté née du geste, de l’assemblage, de la matière assumée.

La série Lusitana interroge les idées reçues : un matériau n’est pas condamné à un usage unique, et la beauté ne réside pas uniquement dans la perfection lisse. Au contraire, Soldita célèbre l’irrégularité maîtrisée. Les cordons de soudure deviennent motifs. Les traces du travail manuel ne sont pas dissimulées, mais revendiquées.
En détournant la soudure de sa seule fonction structurelle, la collection la transforme en vecteur créatif. Le banal devient singulier. L’objet utilitaire s’élève au rang de pièce expressive.





