
«Je travaille la ville comme une matière vivante»
Pouvez-vous nous décrire la genèse de vos dernières expositions ?
Mes recherches récentes explorent la mémoire urbaine et la transformation des villes. Présentées à Casablanca, Marrakech et Rabat, mes œuvres instaurent un dialogue entre différentes écritures architecturales : l’ordre, le chaos, la disparition. Je laisse la matière bâtie guider le geste, comme un récit sensible de nos espaces contemporains.

Y a-t-il un changement de palette, de matière, de geste ?
Oui. Ma peinture s’oriente aujourd’hui vers une lecture plus architectonique. Les formes géométriques se sont imposées naturellement. Ma palette s’est allégée, plus dense en transparences, pour révéler le temps, les strates et les traces laissées par les lieux.
Avez-vous un projet ou une invitation pour une exposition internationale ?
J’ai déjà exposé dans plusieurs pays. Ma résidence à Shenzhen a été un moment fort, suivie d’une participation au FIG de Bilbao. Je poursuis aujourd’hui un travail plus théorique autour de la création, de la mémoire et de l’espace, avec de nouveaux projets à venir.
@el_hayani_ahmed




