
Le dessin s’avance comme un champ d’intention. La ligne y sert d’ossature à la pensée, la surface recueille la mémoire, l’espace se déploie dans une continuité qui relie l’intime au collectif.

Comment transformez-vous le geste en expérience sensorielle ?
Je commence toujours par une énergie. Avant même le trait, il y a une intention, une histoire que je ressens. Le dessin devient la première traduction de cette énergie, une forme intuitive qui se prolonge ensuite dans l’objet. Ce n’est pas une succession d’étapes mais un seul mouvement : l’illustration précède le design et en devient la base.

Vous évoquez souvent la “présence légère”. Est-ce une manière de repenser la force du féminin ?
La légèreté, c’est la force même du féminin. Pas une fragilité : une autre forme d’énergie. La douceur, l’équilibre, la précision du geste – c’est cela qui donne sa puissance à la femme et à l’œuvre.

L’Afrique n’est pas un motif chez vous mais une mémoire. Comment s’inscrit-elle dans vos formes ?
Ma collection Sous les rêves du baobab est née de cet arbre mythique, symbole de vie et de transmission. Le baobab est un lieu de mémoire et de partage ; il relie les générations. C’est cette continuité que je cherche à faire vivre dans mes objets : des formes qui portent la mémoire collective sans jamais la figer.
@marya_belkhou





