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Une exposition collective à découvrir chez la galeire Atelier 21 du 14 juillet au 15 août.

Cette disparition est causée par les cochenilles qui asphyxient les raquettes en en récoltant les sucs. Ces mêmes cochenilles que l’on retrouve comme colorant pour les produits alimentaires et cosmétiques, mais surtout sur les palettes des artistes et leur célèbre rouge Carmin, le Natural Red 4.
Tout comme les cochenilles, l’homme abuse de ses droits, dévaste la flore et torture la faune, créant un déséquilibre tel qu’il asphyxie et épuise la terre et ses ressources. Un environnement à l’écosystème fragilisé et dont le bien-être est pourtant essentiel à sa survie, comme nous l’ont démontré ces dernières semaines.
Cette métaphore que dépeint Yamou nous interroge. Ne devrait-on pas revoir notre manière de consommer ce qui nous fait du bien, ce qui nous alimente et nous permet de vivre ? Car plus que jamais la question nécessite de trouver réponse aujourd’hui. La notion de bonheur est à redéfinir et peut-être devrions-nous désormais le consommer avec modération…
L’œuvre de Yamou insuffle une lueur d’espoir et offre une voie salvatrice : c’est dans l’équilibre de notre écosystème que réside le salut de l’homme.

L’espoir en miroir
Nous retrouvons, dans ce diptyque, ces effluves vaporeux qui traversent, souvent, les œuvres de Houssein Miloudi. Ces exhalaisons de brume et de lumière ouvrant, dans l’espace de la toile, une scène dans la scène, un mystère à creuser qui vient décupler la charge onirique d’un monde-parchemin de signes et graphies à déchiffrer, d’icônes talismaniques et figures totémiques.
Mais ces secrets, vaporeux frémissements de mondes s’élèvent à présent cataclysmiques haleines, opaques, épaisses et chargées, qui finiront bientôt de nous voler au ciel, frappé triangle noir fendu dans le brouillard. Car c’est, aujourd’hui, face à une sorte de lendemain d’apocalypse que l’artiste nous met. Face au fracas d’une agonie. Celle d’une terre fracturée, ébranlée, violemment traversée de courbes acérées charriant, hirsutes, échevelées, les racines éclatées d’un monde en déshérence, dans l’éclipse des lumières. Des courbes qui ne sont pas sans rappeler celles de cette pandémie qui a bouleversé, cette année, notre rapport au monde, notre rapport au temps et dont nous suivons, depuis des mois, les fluctuations, oscillant entre espoir et désespoir.

 

L’exposition L’art pour l’espoir rassemble 27 artistes marocains :
Mohamed Abouelouakar, Saïd Afifi, Mo Baala, Fouad Bellamine, Saâd Ben Cheffaj, M’Barek Bouhchichi, Mustapha Boujemaoui, Mounat Charrat, Larbi Cherkaoui, Mohamed El baz, Bouchta El Hayani, Nabil El Makhloufi, Safaa Erruas, Mohamed Fariji, Hassan Hajjaj, Majida Khattari, Fouad Maazouz, Najia Mehadji, Mohamed Melehi, Houssein Miloudi, Lamia Naji, Mohamed Qannibou, Mehdi Qotbi, Abdelkébir Rabi’, Zakaria Ramhani, Yamou et Fatiha Zemmouri.