Pour une écologie solidaire : l’engagement d’Yves Rocher

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A travers sa fondation, pionnière d’une écologie humaniste et universelle, Yves Rocher s’engage pour la biodiversité. Zoom sur deux actions internationales qui se sont développées au Maroc.

 

Créée en 1991 par Jacques Rocher, fils d’Yves Rocher, le créateur de la Cosmétique Végétale dont le credo a toujours été «La Nature est le futur de l’Homme», la fondation Yves Rocher «agit aujourd’hui pour demain, marquant ainsi notre planète d’une empreinte positive» explique Jacques Rocher, Président d’honneur de la fondation. Parmi les actions internationales menées par la fondation, deux ont aussi pris racine dans notre pays : le Prix Terre de Femmes créé en 2001 et décerné chaque année à des femmes exceptionnelles menant un combat quotidien pour l’environnement, et l’opération «Plantons pour la planète» lancée en 2007 et menée par le programme des Nations Unies pour l’Environnement.

Le Prix Terre de Femmes
Agissant pour atteindre les objectifs du développement durable définis par les Nations Unies en faveur des femmes, la Fondation Yves Rocher organise le prix dans dix pays (France, Allemagne, Suisse, Russie, Maroc, Portugal, Ukraine, Mexique, Turquie, Italie), et a déjà récompensé 350 lauréates dans 50 pays en versant 1,8 million d’euros depuis 2001. Les femmes primées conduisent des actions qui contribuent à la sauvegarde du monde végétal et à l’amélioration de l’environnement, tout en oeuvrant au bien-être de la collectivité. Protéger les pins en Pologne, mettre en place des fours solaires à Madagascar, défendre les grands singes au Gabon, labelliser des crèches écologiques en France : chacune a son combat et le mène à sa façon. Le prix apporte une aide financière, mais aussi un coup de projecteur qui facilite l’action.
En février 2016, la fondation a remis le prix Terre de Femmes à trois lauréates marocaines au cours d’une cérémonie qui a eu lieu à Marrakech. La 1ère lauréate, Souhad Azennoud, originaire de la commune rurale Kissane dans le Rif, aide les paysannes à se regrouper en associations et coopératives et à développer des activités génératrices de revenus tout en respectant l’environnement. Elle a plusieurs objectifs : la multiplication des semences locales (arbres, plantes aromatiques et médicinales, arbustes…), l’achat d’une décortiqueuse pour le petit épeautre (intéressant pour ses qualités nutritives, sa facilité d’adaptation aux conditions climatiques locales et sa résistance aux maladies) qui permettra son développement comme semence locale, et l’achat d’un broyeur pour maintenir et encourager la conduite agro-écologique des terrains agricoles et des vergers des femmes.
Samira Ait Lahcen et son association N’fis pour le Développement économique et social a été élu 2ème lauréate pour son projet de sensibilisation des enfants à la préservation de l’environnement. Fatima El Balay et son projet de lutte contre l’exode rural par le développement de dix oasis modernes est la 3ème lauréate.

Plantons pour la Planète
Après sa rencontre avec la Kényane Wangari Maathai, 1ère femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix pour son engagement en faveur de l’environnement (elle a créé le Green Belt Movement qui a permis la plantation de plus de 40 millions d’arbres sur le continent africain), Jacques Rocher s’est engagé à planter 50 millions d’arbres avec le soutien des clientes de la Marque. Il faut savoir que la surface des forêts a été réduite de 40% en trois siècles et que chaque année, 13 millions d’hectares de forêt (l’équivalent du Portugal) continuent à disparaître.
L’objectif a été atteint en 2015 : 50 millions d’arbres ont été plantés dans 27 pays, grâce à l’expertise de 31 ONG. Et les compteurs ont été remis à zéro pour un nouveau défi de 50 millions d’arbres pour atteindre le chiffre de 100 millions d’ici 2020. A l’heure où nous écrivons cet article, 62 487 351 arbres ont déjà été plantés (soit un arbre toutes les trois secondes).
La plantation des arbres lutte contre le changement climatique en stockant du CO2, stoppe la désertification en hydratant les sols, préserve la biodiversité qui fournit d’innombrables services écologiques, développe l’économie des territoires et préserve l’avenir des populations.
Chaque projet soutenu par la Fondation fait l’objet d’une étude approfondie et d’un suivi attentif. Les arbres sont choisis en fonction du projet et de sa localisation.
Au Maroc, après sa rencontre avec André Azoulay et Katim Alaoui, directrice de la Fondation Mohamed VI pour la Recherche et la Sauvegarde de l’arganier, Jacques Rocher a décidé, en 2009,  d’impliquer la fondation dans un programme de replantation. L’arganier fait travailler plus de 2000 personnes, essentiellement des femmes, dans les coopératives qui en extraient l’huile. Couvrant actuellement 14% de la forêt marocaine, l’arganier est aujourd’hui menacé par l’exploitation sauvage de son bois et la dégradation rapide des milieux naturels dans lesquels il s’épanouit causée par le développement des cultures intensives. L’objectif est de planter 30 000 arbres dans les régions d’Essaouira et d’Agadir, sur les communes rurales de Meskala, Ait Saïd Tamsirt et El Hanchan, tout en impliquant la société civile dans la reconstitution, la sauvegarde et le développement de l’arganeraie.

 

Une Marocaine, Grand Prix International 2013
Naïma Fdil, Docteur scientifique au laboratoire des analyses cliniques au CHU Mohammed VI à Marrakech et présidente de l’Association féminine pour le développement de la famille à Oued Dadès, a été récompensée pour son projet de coopératives de femmes autour de la rose du la Vallée du Dadès (3ème pôle mondial de culture de roses après la Turquie et la Bulgarie) mettant en avant les liens entre protection de l’environnement, valorisation économique et autonomisation des femmes. Son association créée en 2005 permet aux femmes de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants, grâce à la culture, la récolte et la distillation des roses locales, seul trésor de cette région pauvre dont elle est elle-même originaire. «Plutôt que de faire de l’humanitaire, j’ai pensé qu’il serait plus efficace de donner aux femmes les moyens de leur subsistance. Au Maroc, les femmes sont les piliers de la famille et de la société. Il est essentiel de les soutenir. Avec les récoltes et la distillation des roses, elles se sont affranchies du joug des hommes grâce au fruit de leur travail et de ce trésor rose qu’elles ont à portée de main» explique Naïma.
Aujourd’hui, grâce à l’extraction artisanale de l’essence de rose, les femmes d’Ait Majber résistent aux usines des alentours qui leur achetaient les roses à un prix dérisoire. Depuis 2005, elles ont multiplié par trois le prix de vente de l’eau de rose et ont dorénavant un salaire décent. Avec l’aide de la Fondation Yves Rocher, l’association est en train d’investir les terrains vierges de la vallée pour y planter plus de roses. Cette action donnera plus d’autonomie aux femmes, tout en permettant de lutter contre la dégradation des sols.

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