Label Mosquée Verte, pour l’optimisation énergétique des lieux de culte

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Pourquoi se cantonner à l’industrie et aux immeubles résidentiels quand il s’agit de faire des économies d’énergie ? Pour le ministère des Habous, les lieux de culte sont aussi concernés. Le Label sera attribué aux mosquées qui se seront mises à niveau énergétiquement. Explications.

 

Conscients de la nécessité d’organiser un mouvement coordonné de rénovation énergétique des mosquées au Maroc, une convention de partenariat a été signée en 2014 entre le ministère de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, le ministère des Habous et des Affaires Islamiques, l’ADEREE (Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique) et la SIE (Société d’Investissements Energétiques) afin de développer des projets d’optimisation énergétique au sein des mosquées marocaines et de mettre en place le label «Mosquée Verte». Un projet ambitieux par le nombre d’établissements concernés (le Maroc ne compte pas moins de 50.000 mosquées, dont 15.000 sont directement gérées par le ministère des Habous) mais aussi par les réductions de consommation d’énergie fossile qu’il peut générer (jusqu’à 40%) et par le budget qui y est alloué (1,5 milliard de dh soit le budget d’investissement et de fonctionnement d’environ 50 nouvelles mosquées par an).
Le programme se déploie en deux phases.
La première phase pilote est axée sur 100 mosquées de petite, moyenne et grande tailles et a débuté par la réalisation d’un bilan énergétique, l’élaboration d’un schéma d’intervention, une estimation du coût puis le lancement des travaux .
La seconde phase sera axée sur la généralisation de ce modèle sur l’ensemble du territoire.

 

La mosquée Assouna, une mise à niveau exemplaire
La mosquée Assouna, construite en 1765 à Rabat, a servi de projet pilote et les résultats sont au rendez-vous. Suite à de nombreux travaux, la facture énergétique a été réduite de 5.500 dh à 2.000 dh, avec un gain journalier de 41% d’éclairage et 70% en Eau chaude sanitaire.
Le bâtiment
Les travaux ont inclus l’isolation thermique des parois, l’optimisation des gains solaires et de la ventilation, le placement de vitrages plus performants.
Un éclairage plus écoresponsable
Le passage à un éclairage LED Basse Consommation permet jusqu’à 80% de réduction des besoins en énergie électrique et la longue durée de vie des lampes (50 000 heures) ajoute aux économies.
Le chauffage solaire d’eau sanitaire
Les travaux ont permis le retour à une pratique ancestrale d’approvisionnement en eau chaude par conversion thermique de l’énergie solaire. Les panneaux photovoltaïques assurent également une autoproduction énergétique avec un coût d’électricité de près d’un dirham le Kwh sur 25 ans.

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